Ici, la vigne modèle notre paysage. Plus qu'une activité économique, le vin est un art de vivre, il fait partie de notre civilisation. On le boit, on le fête depuis plus de 2000 ans.

Le vignoble des Coteaux du Languedoc s'étend le long de la Méditerranée de Narbonne jusqu'à Nîmes, où, depuis des siècles, il bénéficie des conditions les plus propices à sa culture. Il doit son existence aux colons grecs et étrusques qui y plantèrent les premières vignes six siècles avant JC.

Le vignoble languedocien, parmi les plus anciens d'Europe, a connu plus de deux millénaires de guerres, d'invasions, de crises, de succès économiques et de restructurations du vignoble !

C'est en 1960 que le décret Coteaux du Languedoc, alors VDQS (Vin Délimité de Qualité Supérieure), apparaît. En 1985, les Coteaux du Languedoc accèdent au rang d'Appellation Contrôlée.

Vacquières, vue du "Moulin à vent"
Vacquières, vue du "Moulin à vent"

Aujourd'hui, 168 communes, réparties en plusieurs terroirs, peuvent prétendre à l'Appellation d'Origine Coteaux du Languedoc dont Vacquières : petit village de 300 âmes, situé à 30km au nord-est de Montpellier, sur les contreforts des Cévennes.

L'origine du nom de Vacquières proviendrait du latin roman "vacca", lieu où l'on élève les vaches, aujourd'hui disparues. On trouve trace de Vacquières et de ses premiers habitants dans les archives de l'archevêché de Maguelonne au XIIème siècle. Depuis, la vocation agricole et viticole de Vacquières n'a jamais été remise en question.

C'est dans un paysage lumineux de garrigues calcaires encore préservé de la pression foncière que la vigne, seule culture pratiquée depuis la disparition de l'olivier en 1956, s'épanouit.

C'est ici, dans ce charmant petit village de Vacquières, que prend place le Domaine Les Grandes Costes.

Bien de famille depuis la moitié du XIXème siècle, l'exploitation était constituée jusqu'en 1990, de bâtiments et de 23 hectares de vignes. L'encépagement était alors uniquement composé des incontournables Aramon, Carignan et Cinsault tous taillés en gobelets languedociens.

La récolte vinifiée en cave particulière jusqu'au milieu des années 60 pour être exclusivement vendue en vrac vin de table, fut emportée par la suite à la cave coopérative de Corconne dans le Gard, à 5 Km de là.

Après une vie de labeur, c'est en 1992 que mon grand-père, Joseph Granier, prend sa retraite à 88 ans. L'exploitation est alors interrompue.

C'est à la fin de mes études montpelliéraines que je "monte" à Paris. C'est comme directeur de la publicité à la Revue du vin de France que ma passion pour le vin et les hommes qui l'élaborent s'épanouit.

Une douzaine d'années parisiennes et trépidantes ont fini par affirmer mes racines provinciales et la nécessité d'un changement d'activité. Pourquoi ne pas faire un métier de ma passion ?

A la fin de l'année 1999, la messe est dite : puisque je veux être vigneron, je serai vigneron. Mon pari : redonner vie à l'exploitation familiale, faire de grands voire de très grands vins.

L'an 2000 est une date symbolique. Je me jette à corps perdu dans une formation viti-oeno à Agropolis Montpellier, j'achète vignes et terres que je plante, je construis et aménage la cave de vinification et vinifie mon premier millésime. Cette année là, mes amis, ma famille et tout particulièrement mon père m'ont apporté un soutien et une aide précieuse. Ils m'ont permis de démarrer l'aventure.

L'histoire c'est beau, le vin c'est bon !